dimanche 4 décembre 2016

Briller 5...

Il poussa avec justesse son sexe dans la gorge de sa belle Emma. Assez pour ne pas l'étouffer, assez pour l'obliger à ne rien recracher. Son jus chaud venait de s'affoler dans une pression douce, dans cette veine chaude, une sensation toujours délicieuse. 

Surtout associée à une pleine éjaculation, forte, explosive dans une bouche accueillante. Une main tenait ses bourses, les caressait et les massait, doublonnant la douceur intérieure et extérieure. Elle avait relevé les yeux vers lui, attendant son regard pour avaler ou non, les papilles goûtant à sa salive mêlée au sperme. Il avait saisi les boules de geisha luisantes, sans concession il sortit sa verge pour lui faire avaler le jouet double. Duo de parfums intimes, de bonheurs passés et présents, les gencives et la langue en plein travail de suçage, elle savait qu'il aimait la voir avaler doucement ce jus blanc. Emma ouvrit grand ses mâchoires pour montrer ce jeu humide, les gouttes disparaissant dans sa gorge. Il referma le tout, tirant distraitement sur la cordelette dépassant des lèvres rouges brillantes. Il se leva pour aller vers une commode, ouvrit un tiroir, pour revenir vers elle, sans autre forme d'explications. Sur son cou, il passa, attacha un collier de cuir  avec différents anneaux. Sur ses yeux, il fixa un bandeau de satin rouge, avec un extérieur en cuir noir, fermement. Malgré sa position à quatre pattes sur le bord du lit, il lui retira ses bras, l'un après l'autre, lui passa dans des gants de cuir noir, cousus l'un à l'autre, munis de bracelets pour enfermer chaque main. Dans son dos, elle avait ce cuir sur la peau, ses seins venaient comme son visage de s'écraser sur des coussins de satin blanc. Multiples sensations de matière, douces, charnelles, vraies, enveloppantes. 


Là encore, il se leva, ouvrit un meuble, sortit un corset court en latex noir, avec plus d'une dizaine de jarretelles larges à l'ancienne. En passant sous son ventre, il referma l'ensemble dans le dos, les lacets pendouillaient dans la raie des fesses. John les tira un à un, serrant subtilement le ventre, le début du bas-ventre, les reins, la taille, formant les courbes suivant ses envies. Emma respira, prise à ce jeu de se donner à lui. Les matières augmentant les ressentis de sa peau, de son corps offert. Les liens firent un noeud, les hanches mises en valeur. John regardait sa sculpture les cuisses ouvertes, le cul souriant. Les lèvres coulaient de bonheur, s'entrouvraient avec justesse, attendaient son prochain geste. 

Dans la porte ouverte de la chambre, la silhouette de Mary les observant, sur ses hauts talons, avec ses bas et sa guêpière, les jambes ouvertes pour recevoir la tête lécheuse de la surprise en pleine action. John lui adressa un sourire, caressant les jambes d'Emma, passant des bas noirs très opaques sur les chevilles, sur les mollets, sur les genoux, sur les cuisses. Un mélange de lycra épais mais étrangement très soyeux, il aligna les coutures, reprit les revers presque en haut de chaque cuisse. Une, puis deux, puis encore une autre, au total douze jarretelles zébrait la chair blanche. Le fétichiste s'enflait de plaisirs, les palpitations du coeur, de l'esprit jouisseur avec la complicité du spectacle sensuel devant lui, au bout des doigts. 


Il entendit quelques pas derrière lui.

Mary était là, la lumière de la chambre forçant le contre-jour, la transformant en ombre fatale. Elle se posta proche du lit, arqua ses cuisses pour les ouvrir tout en restant debout.
"Glisse lui les miennes !"
Une cordelette verticale suivait le message, là entre ses jambes. Elle appuya ses mains sur ses cuisses pour les écarter en équilibre sur ses très hauts talons.

John saisit l'extrémité, dans un mouvement très lent, millimétrique, il descendit. Les lèvres luisantes d'excitation, s'ouvrirent un peu, un peu plus, sur un vide, puis sur un reflet doré, léger, lumineux, brillant. Une boule se bloqua dans son plus grand diamètre, entre des lèvres dorées elles-aussi. Patience, regards excités.






à suivre

M. STEED

samedi 28 mai 2016

Briller 4 ...

John soufflait en croquant des fraises, partageant ce plaisir gustatif durant cette pause entre deux plaisirs charnels. Emma ouvrait sa bouche, avalait de petits morceaux sucrés. La soirée s'enfonçait dans la nuit, d'une autre chambre, des cris plus vifs s'affirmaient au-delà du silence. Mary s'amusait dans une fantaisie mêlée de cravaches et de bulles de champagne.


Ici la douceur caressait les deux corps nus allongés sur le chesterfield noir. Le cuir brillait, exhalant la chaleur des courbes posées sur lui. Leurs mains frôlaient les reins de l'un, les jambes de l'autre. Ici le cou et des lèvres pour avaler des goulées gourmandes de parfums, là un sexe ouvert laissant échapper des gouttes de bonheurs partagés. Gouttes blanches, luisantes, bulles d'émotions sur la peau, sueurs des ébats.





Emma était redescendue vers le sexe de John, les yeux fixant son gentleman gourmet, déjà reparti dans une autre bandaison bien dure. Coulissant en laissant ses jambes accessibles, pour d'autres faveurs du toucher si sensible de son mâle épicurien, elle se lovait sous ses bourses, léchant soigneusement celles-ci. Une raideur tenue par deux doigts, ses ongles reflétant les lumières de la pièce, le vernis expert dans cette volupté nue, elle absorbait les rondes boules, la peau lisse, la chair de l'autre. Elle aimait se remplir la bouche de ces parties intimes. Une odeur, la leur, imprégnant le sexe récemment sortie de son corps. Enlacement de ces molles rondeurs, elle se délectait de tout. Il soupirait. D'une main libre elle titillait l'étoile d'un anus humide.


John relâchait son corps, ne pensant plus qu'aux jambes nues d'Emma, à leur infinie douceur, une peau parfaite, un soyeux souvent caché sous quelques deniers de pur nylon. Dans ses pensées érotiques, il voyait les fesses bouger, il ne pouvait apercevoir que les cheveux d'une goulue pompant son dard triomphant. Le cache-cache amplifait ses sensations.


Et comme une apparition, dans la porte donnant sur le couloir, il vit Mary apparaître, en bas noirs et perchée sur des talons immenses, la démarche faite de petits pas, très féminins, très excitants. Les jarretelles tendues sur sa peau blanche, un corset de satin noir, brillant à contre-jour sur le fond du mur blanc. Les bras enveloppés de nylon noir, elle se caressait en les regardant. Il enfonça la bouche d'Emma sur son sexe, sur son envie doublement dure, il fit de même avec trois doigts dans l'entrejambe couvert de sperme et de cyprine. Un corps nu collé à lui, des lèvres l'absorbant au complet, profondément, et son regard sur un fantasme de glamour, bien réel. 


Son esprit se libéra. Son corps jouit !


.... à suivre

M STEED